Compte-rendu de l’AG « service social »
du 16 février 2012
Bonne nouvelle : nous avons dû changer de salle compte-tenu du nombre que nous étions : 40 ! 10 CSS (Circonscriptions de service
social) étaient représentées ainsi que l’équipe de soutien et l’unité logement.
Ordre du jour :
1/ Difficultés rencontrées pour venir à cette AG
2/ Bilan des rencontres avec la direction
3/ Rencontre avec le SDAF et projet en cours
4/ Boycott des stats
5/ Actions décidées et /ou envisagées
1/ Sur les difficultés rencontrées pour venir à l’AG : Des collègues de 2 CSS ont été confrontées à une pression de leur hiérarchie directe pour venir
à cette AG : telle RC (responsable de circonscription) a dit qu’elle n’avait connaissance d’un dépôt d’heures mensuelles syndicales et exigeait un justificatif pour permettre à ses
subordonnées de se rendre à l’AG, telle autre a exigé une attestation de présence à l’AG et a refusé que les voitures de service soient utilisées pour s’y rendre.
La FSU a rappelé que tout agent a droit à une heure d’information syndicale par mois à laquelle on peut uniquement opposer la
nécessité de service (si par exemple tous les agents d’un même service décident de se rendre à cette info).
Afin que ce type de problème ne se pose plus à l’avenir, la FSU va faire un courrier au PPRS (pôle personnel et relations sociales) pour
lui demander de rappeler aux RC et aux 2 CSS en particulier qui ont rencontré des difficultés, que les heures d’information syndicale sont un droit.
2/ Sur les rencontres avec la direction générale, suite
à la grève du 27 janvier 2011, un bilan écrit a déjà été fait. Concrètement, nous n’avons rien obtenu mais il y a une chose dont nous avons clairement conscience aujourd’hui : notre
employeur utilise à merveille un des principes du NMP (nouveau management public) qui est de faire le contraire de ce que l’on dit.
Rappelons juste 2 exemples :
Au sujet du CLICOSS(Comité départemental de liaison et de coordination des services sociaux), voilà ce qu’écrivait le président du CG dans l’édito de Plume de mars 2010 : « Je tenais à vous informer, avec Jean-Charles Nègre, VP chargé des affaires relatives à l’insertion et au
développement social, que ce numéro de Plume est le dernier à paraître sous cette forme. En effet, le journal s’adapte aux exigences de modernisation et sera désormais diffusé en ligne. Plume
répondra ainsi de manière plus efficace à une actualité toujours en mouvement et au souci de s’appuyer sur les réflexions de tous (…)
Bernard Pelligrini a accepté d’assurer la représentation et la coordination des initiatives d’un CLICOSS un peu différent,
mais qui continuera à développer les actions de réflexion et de mise en réseau qui sont son fondement. »
Nous avons régulièrement questionné la Direction sur l’avenir du CLICOSS, on nous a toujours dit qu’il continuerait d’exister puis on nous a parlé du redéploiement
des postes…
Lors de la rencontre avec la DG le 23 mai 2011 appelée « vie quotidienne » sur le recensement des besoins dans les services, la rupture de fournitures
élémentaires telles que le papier toilettes n’était qu’un problème de « procédure » selon le DGA. Pour la commande de jouets, les marchés avaient été rompus mais les difficultés venaient de se régler et les CSS allaient recevoir les formulaires. Enfin, un questionnaire allait être adressé pendant l’été à l’ensemble des
services pour faire le point sur les besoins.
Bien sûr, rien de cela ni du reste n’a été fait !
3/ Sur le SDAF (Service départemental des aides financières) : Une délégation a été reçue le 25 janvier 2012 suite à un courrier élaboré par plusieurs
collègues et adressé à la Direction pour pointer les difficultés rencontrées avec le SDAF (dysfonctionnements, évaluations remises en cause…).
Pour la Direction, il s’agit essentiellement d’un problème logistique qui va se régler avec l’installation de 2 fax supplémentaires et d’un nouvel outil
informatique qui limitera les tâches manuelles, les erreurs éventuelles…
Les commissions des cas complexes seraient le lieu pour exprimer tous les problèmes que nous rencontrons.
Sur notre insistance et contre l’avis du SSD (service social départemental) et du SDAF, le DGA s’est engagé à mettre en place un groupe
de travail sur différents thèmes avec les agents du SSD et du SDAF.
La FSU vient du lui rappeler son engagement par mail.
Un projet d’information/formation est en cours, des actions ont été réfléchies notamment au regard des pratiques très différentes d’un
groupement à l’autre. Voir le point 5.
4/ Pour le boycott des stats (2011 et 2012), des pressions ont de nouveau
été exercées sur les collègues dans un bon nombre de services : passage de la hiérarchie dans chaque bureau pour recenser individuellement leur positionnement, interdiction aux collègues de
se réunir pour discuter en équipe de leur positionnement collectif, insistance sur le boycott considéré comme un refus de tâche, demande expresse de rendre ces stats avant l’AG… Un survol des
grilles simplifiées 2012 permet de se rendre compte qu’aucune volonté de travail de fond n’a émergé.
Et pour bien rappeler que nous ne sommes pas fondamentalement contre les stats, voilà des chiffres ! : 5 CSS boycottent totalement les
stats, le boycott est partiel dans 2 CSS et dans l’équipe de soutien, 1 CSS ne boycotte pas sachant qu’elle est informatisée et 1 CSS ne s’est pas positionnée.
De plus, l’A.G. a estimé que la lettre de la chef du SSD (daté du 18 février 2012 et reçue en janvier sur les « bilans d’activités 2011 –
2012) appelle une réponse de notre part.
Même si le boycott des stats était initialement le moyen de se faire entendre, toute l’année passée une réflexion a émergé sur le sens qu’on
leur donne, l’utilisation qu’on en fait et des questions sont apparues sur certains items.
Nous avons craint qu’elles ne soient utilisées comme indicateurs pour redéployer les postes. Ce redéploiement se concrétise aujourd’hui par la
récupération des postes qui avaient été attribués pour compenser des temps partiels qui ne sont plus de droits. Ces postes vont être repris suite au départ des collègues à la retraite…pour être
redispatchés dans l’équipe de soutien. Cependant, les collègues ainsi embauchées n’auront pas un profil similaire aux collègues de soutien actuelles. Nous n’en savons pas davantage.
Autre info importante : la FSU vient de recevoir un courrier de la CNIL l’invitant à se rapprocher de la CIL (correspondante informatique et
libertés) du CG qui a produit un courrier de 21 pages à l’intention de la CNIL).
Le syndicat n’a pas encore eu le temps de s’y pencher concrètement, il a néanmoins relevé plusieurs points intéressants dont le fait que
« dans le logiciel COSMOS, seules 4 données sont obligatoires et donc bloquantes : Nom – Prénom – Date de naissance – Localité. Les autres données sont facultatives : elles ne
sont saisies que si elles sont nécessaires à l’évaluation, à l’orientation, à l’accompagnement de la personne ou du ménage auquel la personne appartient.»
5/ Actions
retenues :
Concernant
les demandes au SDAF :
-
nous allons inviter l’ensemble des collègues à joindre uniquement les justificatifs nécessaires pour l’étude des dossiers (suite à un courrier du SDAF que nous
vous adresserons prochainement)
-
un écrit rappelant le cadre légal des aides ASE (qui ne sont pas des
« aides extra légales ») sera prochainement transmis et pourra servir
d’information aux collègues et aux usagers. Une formation juridique pour une
trentaine de collègues est envisagée.
Concernant les stats :
- la plupart des autres CSS vont être contactées par les collègues présentes à l’AG pour avoir leur position sur le boycott des stats et faire
remonter les infos aux syndicats.
- un groupe de collègues va se réunir pour travailler sur la réponse à apporter au courrier de la chef du SSD.
- un autre groupe va travailler sur la réponse de la CNIL et de la CIL et un courrier spécifique va être adressé aux CSS informatisées pour leur
proposer de s’associer à la réflexion.
En réflexion : des actions « coups de poing », d’autres formes de boycott, un mouvement
de grève…
Prochaine AG le mardi 3 avril de 13h à 15h
(1 heure d’info syndicale déposée)
A l’immeuble Erik Satie, niveau –1, salle 006