Relance après un refus

 

18 janvier 2010

 

Monsieur le Directeur Général Adjoint,

 

Le 13 mai 2009, nous avons adressé une demande des assistants de service social, exerçant sur différentes communes du département, de pouvoir bénéficier d’un temps de réflexion partagé dans un contexte non hiérarchique au niveau départemental.

 

Cette demande a été refusée le 11 août 2009 au vu des nombreuses occasions d’études et de réflexions proposées par le service social départemental.

 

Nous vous avons répondu par courrier du 8 septembre 2009, mais resté sans réponse, nous réitérons notre demande de rencontre afin d’examiner l’aménagement d’une telle disposition.

 

Pour rappel, les offres du SSD que vous énumériez, et qui vous semblent parfaitement répondre aux objectifs de notre profession, ne correspondent pas à notre demande de bénéficier d’un temps mensuel de réflexion et d’échanges entre assistants sociaux polyvalents et spécialisés dans un cadre non hiérarchique.

 

En effet, parmi ces nombreuses occasions d’études et de réflexion, vous citiez :

 

·                     Les groupes de travail : Il existe en effet divers groupes de travail sur des thèmes précis, qui regroupent des professionnels de culture et d’horizons différents.

 

·                     Les groupes d’analyse et de pratiques : leur but essentiel est d’interroger les actions de chacun et de permettre de trouver la bonne distance d’intervention.

 

·                     Les conférences débats : vous faites sans doute référence aux journées du CLICOSS ou aux déjeuners de la mission prévention. Bien que très intéressantes, ces conférences qui réunissent diverses professions ne permettent pas un réel échange, le temps des débats est d’ailleurs très limité.

 

·                     Les journées techniques : il s’agit certainement de journées de formation/information comme il nous en a été proposé sur le DALO, le RSA…Là encore, bien que nécessaires, ces moments de formation ne répondent pas à la demande des assistants sociaux.

 

Ces nombreuses occasions d’études, dont nous ne contestons pas l’utilité, peuvent être enrichies par une réflexion libre et plurielle des assistants sociaux dans un cadre où le groupe décide des thèmes à aborder qui donnent sens au travail social réalisé.

 

Les éducateurs spécialisés de la DEF, dont l’une des revendications est de bénéficier également d’un temps mensuel de réflexion, ont obtenu un accord de la direction.

 

Cette demande particulière des assistants sociaux s’inscrit dans le « droit à l’expression directe et collective sur le contenu, les conditions d’exercice et l’organisation de leur travail », défini à l’article L. 2281 du code du travail.

 

Nous vous demandons une rencontre le plus rapidement possible afin de définir ensemble les modalités de mise en œuvre de ces réunions, et nous vous prions, Monsieur le Directeur général adjoint, de recevoir, nos sincères salutations.